L’impressionnisme et la mode (Musée d’Orsay, du 25/09/2012 au 20/01/2013)

Une exposition très réussie qui a été réalisée en partenariat avec Mesdames Gloria Groom, Conservateur à l’Art Institute de Chicago et Susan Stein, Conservateur au  Metropolitan Museum of Art de New York avec, respectivement, à la Direction et à la conservation du Musée d’Orsay : Messieurs Guy Cogeval et Philippe Thiébaut. Monsieur Robert Carsen a travaillé sur la scénographie.

La période couverte par l’exposition débute en 1865 et s’achève en 1885. Les oeuvres des artistes misent en parallèle avec les peintures sont celles des plus grands représentants du mouvement impressionniste notamment : Albert Bartholomé, Eugène Boudin, Gustave Caillebotte, Mary Cassatt, Gustave Courbet, Edouard Manet, Claude Monet, Auguste Renoir et James Tissot.

   

Pour la scénographie, M. Carsen a reconstitué des petits cabinets de curiosités soigneusement décorés avec des fauteuils style Louis XVI, des peintures et des papiers peints dans le style néoclassique ; d’autres pièces empreintes d’une atmosphère de défilés de Haute couture, où sont mis en parallèle face aux miroirs et aux chaises des invités, des tableaux de grands formats. La scénographie s’organise selon les différents moments de la journée : le matin, l’après-midi et le soir ; les femmes de la haute société changeaient de tenues en fonction de ces différentes périodes quotidiennes. Mais la scénographie est en soit originale, car elle ne suit pas un chemin chronologique linéaire, en présentant des robes du matin au soir. L’ exposition démarre par des robes du soir, puis par les tenues du matin, les défilés et s’achève par les tenues de l’après-midi, où le visiteur se retrouve dans une forêt avec des oiseaux chantants.

Les tenues dévoilées sont faites de brocarts de soie, de taffetas, d’organza et de tulle brodés.

Outre des robes misent en parallèle avec les peintures, recueillies pour la plupart dans les réserves du Musée Galliera, des photographies de Disdéri en noir et blanc, montrent des clichés de la mode illustrant des personnalités de la Haute société du Second Empire richement vêtues. L’exposition dévoile également quelques lithographies de Stéphane Mallarmé et d’Anaïs Toudouze, ainsi que des journaux de la mode illustrée et des planches de tissus.

   

   

    

 

La mode c’est aussi les accessoires : chapeaux à plumes, gants de soie et chaussures en soie brodée ; quelques pièces exceptionnelles sont d’ailleurs présentées dans des vitrines, accompagnées par les tenus de l’après-midi et du soir.

Un seul regret, malgré la difficulté de trouver des tenues identiques aux figures des tableaux, c’est qu’il n’y ait pas eu plus de robes et de planches de tissus !

Une explication sur les tissus les plus employés à  l’époque, ainsi que les motifs auraient pu être très pertinente en introduction de cette exposition.

En dehors de ces points qui auraient pu être traités, je vous recommande vivement cette exposition qui est très intéressante et très riche du point de vue des collections.

Pour toutes informations, consultez le site Internet du Musée :

http://www.musee-orsay.fr/

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