Gauguin, la rétrospective du Grand Palais

Le Grand Palais nous propose une nouvelle fois une très belle exposition, parfaitement orchestrée.

La scénographie est très réussie et permet de déambuler aisément dans les espaces muséographiques dévoilant les plus beaux chefs d’œuvres de l’artiste.

Cette rétrospective en hommage à ce grand artiste peintre français Paul GAUGUIN (1848-1903) permet de découvrir l’univers de l’artiste au travers de différentes disciplines et langages plastiques. Outre l’artiste peintre que nous connaissons, Gauguin s’est aussi adonné à la gravure sur bois, l’estampe, la sculpture sur bois et sur grès, ainsi qu’à la céramique. On y découvre les plus belles œuvres de l’artiste et ses contemporains qui l’ont influencé.

 

 

Cette exposition intitulée : « Gauguin l’alchimiste« , permet donc de découvrir la vaste palette d’expérimentations et de créations de l’artiste au fil de ses rencontres, lieux de résidences (en Bretagne, à Arles, Tahiti, les Iles Marquises..) et de ses voyages. Est illustré tout ce qui a pu caractériser ses recherches ponctuées de découvertes par accident comme ce fut le cas avec ses sculptures sur grès, le travail de la matière et la couleur, de nouveaux matériaux associés, son travail plastique novateur coloré, ses influences, tout ce qui permet de comprendre le style Gauguin et ses compositions.

 

 

Une exposition très riche tant au niveau des contenus que de la mise en scène, illustrée par des vidéos explicatives sur la technique de la gravure et de la céramique. Le visiteur pourra y découvrir environ cinquantaine de peintures, une trentaine de céramiques, une trentaine de sculptures et objets en bois gravés, ainsi qu’une soixantaine d’estampes et environ une trentaine de dessins.

De quoi ravir les passionnés de Gauguin !

 

Le parcours de l’exposition se déploie au-travers de six thématiques, réparties de la manière suivante :

1. La laboratoire des formes, où les influences de l’artiste sont évoquées, notamment celles de Degas. On y découvre également le travail du bois et des portraits en cire. L’objet est mis en scène et la présence féminine prend une place dominante dans son œuvre.  Gauguin commence à travailler la sculpture sur grès qu’il qualifie de « sculpture céramique ». Ce matériau, transformé par la chaleur, donne lieu à des résultats surprenants. L’artiste s’inspire de motifs empruntés à la Bretagne, Tahiti, à la céramique précolombienne, andine et japonaise.

 

 

2. Le grand atelier, illustration des œuvres de l’impressionniste qui tend vers des compositions plus synthétiques. Gauguin installe son atelier dans une case, en Martinique. Sa palette s’enrichit de teintes plus chaudes et de nouveaux motifs inspirés par la Martinique. La figure de l’Eve séductrice tahitienne apparaît dans son œuvre.

 

 

3. Du sujet au symbole, illustration de la portée symbolique dans l’œuvre de l’artiste. On y découvre des études et toiles naturalistes d’enfants nus ainsi que la figure de la femme dans les vagues, autre motif récurrent de son œuvre. La femme rousse, devient mystérieuse, presque animale.

 

 

4. L’imagier des tropiques, où l’artiste part à la quête de la nature. Le paradis est illustré avec une abondance de couleurs et de motifs. Gauguin s’inspire de l’abstraction et de l’art décoratif océanien. L’artiste est fasciné par le lien qui peut exister entre les tahitiens et la nature.

 

 

5. Mythes et réinventions, ce thème dévoile la fascination de Gauguin pour l’art des maoris, la mythologie tahitienne et le bouddhisme ; on retrouve certaines figures mythologiques dans ses peintures et sculptures.

 

6. En son décor, clôture de l’exposition où l’art de Gauguin atteint son apogée, tant au point de vue stylistique pour les sujets représentés, que pour la technique. L’imaginaire de Gauguin se déploie majestueusement autour de grandes figures féminines inspirées par Tahiti, les Iles Marquises et la culture environnante. Ses toiles sont désormais de vastes panneaux sous la forme de frises décoratives représentant des paysages imaginaires, des paradis idylliques emprunts de sacré.

 

 

En direction de la dernière salle d’exposition…

 

 

 

La salle de la « Maison du Jouir » à Atuona, dans les Iles Marquises, permet de visiter virtuellement son atelier, telle une invitation au voyage !

 

 

Une exposition très riche qui mérite d’être visitée. Prévoyez tout de même environ 2h00, car le parcours est vaste !

L’exposition se tient actuellement au Grand Palais, jusqu’au 22 janvier 2018.

Rendez-vous sur le site du Grand Palais, pour des informations complémentaires : http://www.grandpalais.fr/fr

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