Pop Art – Icons that matter

L’exposition POP ART qui se tient actuellement au Musée Maillol dévoile quelques œuvres phares et des icônes de la collection permanente du Whitney Museum of American Art de New York.

Au travers de plus d’une soixantaine d’œuvres : toiles, sculptures mais aussi installations et vidéos.

Le visiteur découvre les œuvres majeures du Pop Art aux Etats-Unis, couvrant la période des années 60 à 70, pour illustrer les différentes productions du “Popisme”, terme inventé par Andy Warhol, même s’il n’a jamais été question de mouvement unifié.

Les grands représentants tels que Andy Wahrol, Roy LichtensteinRobert RauschenbergJasper John, Allan d’Archangelo, John Wesley, Mel RamosClaes Oldenburg, Tom Wesselmann, James Rosenquist, Alex Katz, Jim Dine y sont présentés.

 

La scénographie se déploie sous la forme de quatre grandes thématiques :

  • Popisme & américanisme, où l’art et les médias sont illustrés à travers le travail de Roy Lichenstein, qui reprend des images de BD et s’inspire des Comic Books, en travaillant ses figures avec des couleurs vives et des formes cernées d’un trait noir. Cette salle présente également le travail lithographique de Robert Rauschenberg qui est l’un des premiers à utiliser cette technique de reproduction et à en faire le médium principal de son oeuvre. Jasper Johns quant à lui travaille les images en négatif, notamment les images de drapeaux. On y découvre également le film “Painters Painting – The New York Art Scene: 1940 – 1970“, d’Emile De Antonio, avec un extrait sur l’interview de Robert Rauschenberg datant de 1973.

 

  • Le Pop au-delà des apparences, illustré par le travail de Jim Dine et son oeuvre très inspirée par la publicité, avec des figures aux contours noirs et des installations telles que sa pelle, objet de “Ready Made” faisant échos à l’oeuvre de Marcel Duchamp. On y découvre également les paysages de Allan d’Archangelo aux compositions géométriques, avec un accent sur la signalétique, pour illustrer la vision de l’automobiliste et ce nouvel objet du désir et de liberté que l’automobile représente dans la société américaine. On y voit également la vision de John Wesley et de l’importance de l’esthétique, du paraître dans cette nouvelle société de consommation,  avec son oeuvre “Aesthetic  Surgery”.

 

  • Les corps du Pop, illustrés par le travail de Tom Wesselmann intégrant des nus dans son oeuvre. Comme pour de nombreux artistes du Pop Art, l’érotisme est un sujet qui fera partie intégrante de son oeuvre. Le corps féminin devient une marchandise qui permet de vendre une image, un slogan et un produit, tel que le paquet de cigarettes illustré par Roy Lichenstein, ainsi que dans les productions publicitaires de Mel Ramos. Le corps féminin devient l’objet principal du tableau, un objet de séduction, qui ne nécessite pas de discours pour transmettre un message, comme c’est le cas dans l’oeuvre de Christina Ramberg.

 

  • Rêve américain (l’Envers du décor). Le Pop Art a souvent été condamné et qualifié d’art simple faisant échos à la société de consommation, pour traduire un discours publicitaire. Au travers de cette thématique, la figure humaine ne devient plus que simple figuration, telle que dans les œuvres d’Alex KATZ et de George Segal.  On y découvre également les œuvres de Robert Indiana et James Rosenquist où le symbole répétitif traduit un discours dénonçant certains objets de la consommation américaine à l’excès. Les signes et les motifs répétitifs font partis des compositions dites Pop, comme c’est le cas avec l’oeuvre d’Ed Rusha dans son “20th Century Fox”. Les installations et sculptures gigantesques de Claes Oldenburg dénoncent largement les symboles populaires de la société de consommation et les dangers de celle-ci au travers des cigarettes et de la nourriture proposée dans les fast food. Oldenburg propose des images décalées, démesurées pour contrarier le spectateur et dominer l’espace. Le message est clair : la société de consommation vous écrase de toute part. Le Pop Art traduit souvent l’excès de : couleur et figure, de motif et la taille démesurée des objets.

 

L’exposition s’achève sur l’oeuvre d’Andy Warhol qui reste à ce jour le plus grand représentant du Pop Art. Inspiré par la presse et par le monde du showbizz et celui des célébrités, il a réalisé de nombreux portraits de Marilyn Monroe, de Jacqueline Kennedy et de nombreuses autres figures médiatiques. Ses œuvres illustrent la manière dont les images de ces personnalités sont utilisées voires détournées par les médias, avec des séquences marquantes traduisant le deuil, le désir etc…

J’aurais bien aimé vous faire découvrir l’intérieur de cette exposition à partir de quelques-uns de mes clichés, mais les photographies ayant été interdites, cela m’est impossible. Mes quelques clichés illustrent l’extérieur de l’exposition ou l’ambiance scénographique.

Je vais donc vous illustrer cette exposition en images, à partir de quelques clichés libres de droit, provenant de mes recherches en ligne.

Bonne visite !

 

 

https://www.instagram.com/p/BcfD-TIhhvm/?taken-by=ambrefield

 

L’exposition se tient actuellement au Musée Maillol, jusqu’au 21 janvier 2018.

Pour plus d’informations, consultez le site Internet du musée :
http://www.museemaillol.com/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *